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SHEEP ON METH SHOCKED WITH TASERS !
 
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 Amiral Zombies

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silexame



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PostSubject: Amiral Zombies   Fri 27 Feb 2009 - 17:56

Les premiers cas avaient été signalés en Suisse, puis en France. L'Italie et l'Autriche ont suivis. Un blocus terrien, naval et aérien a permis de préserver les autres pays.
Ils furent à Lille rapidement. Plus personne ne sortait. La plupart des habitants encore sains s'étaient réfugiés à la Citadelle, protégés par les militaires de l'Otan et des fortifications qui semblaient ne pas avoir faibli depuis le dix-septième siècle.
Seuls quelques marginaux avaient préféré rester cloîtrés chez eux, dépoussiérant la vieille pétoire du grand-père, ou hachant du zombies avec les couteaux de la boucherie-charcuterie familiale.
Certains reconnaissaient un proche parmi l'armée zombie, et cédaient bêtement à l'envie de le rejoindre. Une fois leurs cerveaux dévorés, ils grossissaient les rangs des légions somnambules.
Ben était resté campé dans son bar à shisha du Vieux Lille. Il préférait ses réserves de thé au jasmin et de pois chiches aux conserves rationnées qui l'attendaient sûrement à la Citadelle.
Toutefois, même la plus délicieuse nourriture devient vomitive lorsqu'on se l'impose tous les jours. Ben appelait ça « le syndrome du mariage ».
Il était temps qu'il songe au moyen de se débarrasser de l'épidémie et de ses lépreux déambulants.
Mais comment faire ? Il n'existait clairement pas de remède. Ou alors un remède aussi surnaturel que la cause, encore inconnue.
Donc la bombe ? Les pays infestés tremblaient à l'idée que le blocus mondial se transforme en tabula-rasa nucléaire, frappe chirurgicale sur l'Europe de l'Ouest. Mais le nombre de civils sains était encore conséquent, et l'idée de guider les zombies dans un piège semblait rester la meilleure.
Qui viendra jouer de la flûte magique dans les rues pour guider tous ces morts-vivants jusqu'au fleuve ? Les zombies étant des anarchistes, pour les tuer il fallait leur imposer un chef.
Ben pensa alors au masque d'or de Dalaar qu'il pensait avoir reconnu au musée.
Himmler l'aurait fait chercher partout. Et cinquante ans plus tard il se retrouvait exposé parmi d'autres joujoux Mésopotamiens.
Ben aurait aimé vérifier sa théorie dans d'autres circonstances. Il n'aimait pas voler les musées, même pour assouvir l'humanité.
Toutefois, dans l'état apocalyptique de la ville, il suffirait de se servir et d'essayer.
Il n'y avait qu'un kilomètre à parcourir. Il prit son vélo.

Une voiture aurait effectivement été inutile.
Les rues étaient dans un tel état qu'un vélo y naviguait déjà avec difficulté. Les carcasses, cadavres, et autres crasses s'amoncelaient comme un soir de Braderie.
Ben partit un matin, les zombies y semblaient moins nombreux. Mais après avoir zigzagué entre les voitures abandonnées et les morts-vivants décapités, il tomba sur une petite bande de pré-adolescents zombifiés, habillés à la mode tektonik.
Se débarrasser d'un mort-vivant n'était pas compliqué. Il suffisait de taper dedans pour qu'il tombe, puis fuir le temps qu'il se relève. Mais dès que l'un d'eux vous avait repéré, tous les autres rappliquaient, et le flot devenait incontrôlable.
Comme des poules, pensa Ben. Une toute seule, ça semble idiot, mais si une meute nous tombe dessus on prend peur.
Il en était à ses pensées volatiles lorsque l'un des tektoniks (plus vert que les autres) poussa un long cri rauque qui ameuta d'autres bandes.
Ben sprinta autant qu'il put. Il n'était plus trop loin du musée. Il repéra de loin le portail d'entrée grand ouvert.
Il aurait aimé être filmé lorsqu'il sauta du vélo pour franchir les quelques marches qui l'amenèrent au portail. Son geste lui sembla olympien.
Pas de temps à perdre, il continua sa course jusqu'à la salle des rites et folklores Mésopotamiens. Et là il fit ce que tout le monde rêve un jour de faire. Il brisa une vitrine d'un coup de coude, et s'empara d'une œuvre.
Le masque d'or de Dalaar, ici simplement annoté « Masque-couronne », ressemblait à une vieille douille d'obus dans laquelle on aurait pratiqué des fentes pour les yeux et la bouche.
Je vais avoir l'air con avec ça sur la tête, pensa Ben, puis, voyant les zombies approcher, J'espère que ça fonctionne.
Le masque était extrêmement lourd. Une fois porté, il pesait sur les épaules de Ben, qui ne souciait pour l'instant que des zombies.
Ils les voyait mal au travers des fentes, mais ils semblaient avoir ralentis, ou s'être arrêtés.
« Ben a dit : levez un bras. »
Tous les zombies levèrent un bras.
« Yeah. Très bien les amis. Maintenant on suit gentiment Ben jusqu'à la Deûle on va gentiment se jeter pour se noyer. »
Le Roi Obus marcha donc vers le fleuve, suivi par ses fidèles zombies. Il se félicita de constater que les morts-vivants venaient de toute la ville pour le suivre. Puis il remarqua parmi eux quelques personnages plus frais, notamment une qui lui semblait sexy.
Il s'approcha d'elle.
« Qui es-tu ? »
Tout le monde répondit en même temps.
« Rah. Toi, fille sexy juste devant moi, qui es-tu ?
— Marie.
— Tu n'es pas zombie ?
— Non, Maître.
— Merde, ce truc fonctionne sur tout le monde ! »
Il se retourna alors vers la foule grossissante de ses sujets, et commanda :
« Zombies, levez le bras !... Bien, baissez. Vivants, levez le bras... OK. Vivants, baissez le bras, rentrez chez vous. Zombies, à la Deûle ! »
Il continua sa marche en réfléchissant aux différents ordres qu'il aurait pu donner à Marie.
Arrivé à la rivière, la foule de zombies était énorme. A ceux de Lille avaient du s'ajouter ceux des villes avoisinantes, et tous les morts-vivants d'Europe devaient se diriger vers lui en cet instant.
« Toi, plonge ! »
Un zombie plongea.
Ben attendit quelques minutes. Mais le problèmes avec les mort-vivants c'est qu'ils ont toujours l'air mort. Alors pour être sûr il commanda :
« Zombie dans l'eau, remonte ! »
Le noyé s'agita, et revint péniblement sur la berge.
« Eh merde, ils se noient pas. On va devoir les bomber. »
Mais dans ce cas, où les envoyer ? A Mururoa ? Au Nevada ? A Tunguska ?
La façon la plus commune de les tuer restait toutefois la décapitation...
« Zombies, décapitez-vous ! »
Il fallait le tenter. Et ça fonctionna. Les zombies ayant peu d'imagination, Ben les aida à trouver des idées. Sécateurs, tronçonneuses et autres, les aidèrent à obéir au plus vite aux ordres de leur Maître. Mais la tuerie fut rapide. Partout, dans tous les pays infectés, les zombies obéirent à l'ordre d'auto-extermination finale.

L'humanité se réveilla lorsque Ben retira son masque.
Personne ne se souvint d'avoir été sous le contrôle d'un chef unique. Tous ceux qu'il croisait s'étonnait de la disparition des zombies, et ne reconnaissaient pas le masque d'or.
Il le remit pour en avoir le coeur net.
« Je m'adresse à la Marie à qui j'ai parlé devant le musée. Viens à moi ! »
Cinq minutes plus tard, elle était là.
« Chante ! »
Elle chanta Hallelujah en imitant pitoyablement Jeff Buckley.
Il retira le masque-obus. Elle sembla se réveiller.
« Que viens-tu de faire ?
— Qui êtes-vous ?, répondit-elle.
— Tu viens de chanter.
— J'ai l'impression d'avoir dormi... Qu'est-ce que je fais ici ? »
C'était clair, non seulement le masque rendait servile, mais en plus il vidait la mémoire.
« Tu te rends compte ? déclara Ben à Marie, Si ça se trouve ce masque a déjà servi plusieurs fois, même récemment ! Sans qu'on ne le sache.
— Ça expliquerait le succès de Bienvenue Chez Les Ch'tis. »

Ils vécurent heureux, mais n'eurent aucun enfant.
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