La révolution des frites commencent !
1.100 étudiants néerlandophones et francophones, selon l'estimation de la police locale, sont rassemblés depuis 15h00 dans une ambiance festive place Poelaert à Bruxelles pour célébrer la « révolution des frites », répondant ainsi à l'appel de la plate-forme « Niet in onze naam-Jong/Pas en notre nom-Jeune », qui réunit une trentaine d'associations estudiantinesPar ce rassemblement, les étudiants entendent manifester leur ras-le-bol de la crise politique et faire passer, par le biais de la fête, un message antiséparatiste et antinationaliste.
“ Niet in onze naam-Jong/Pas en notre nom-Jeune ”, qui rassemble notamment des étudiants de l'Université Libre de Bruxelles (ULB) et de la Vrije Universiteit Brussel (VUB), plaide également pour la constitution d'une circonscription électorale fédérale et le maintien d'une sécurité sociale nationale.
Sur la place Poelaert, le tube de l'artiste bruxellois Stromae “ Alors on danse ”, avec des paroles réadaptées au contexte politique belge, a été repris en chœur par les manifestants.
De nombreux représentants d'organes de presse nationaux et internationaux étaient également présents pour suivre la manifestation, baptisée « révolution des frites » en clin d'œil à la révolution de jasmin en Tunisie.
Les festivités doivent se clôturer aux alentours de 17h00.
Outre Bruxelles, plusieurs initiatives étudiantes ont lieu aux quatre coins du pays: à Louvain-la-Neuve, Liège, Louvain, Gand et Anvers.
Jeudi, cela fait 249 jours que la Belgique ne dispose plus d'un gouvernement de plein exercice, un record détenu jusqu'ici par l'Irak.