FRENCH CHAOS ZONE

SHEEP ON METH SHOCKED WITH TASERS !
 
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 Extrêmement lourd incroyablement soporifique.

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Nekiko



Female Number of posts : 929
Age : 28
Localisation : Le pouvoir aux loutres, le feu aux poutres .
Registration date : 2009-06-26

PostSubject: Extrêmement lourd incroyablement soporifique.   Sun 1 Apr 2012 - 22:23

Alors je vais prendre ce film avec des pincettes (Extremely Loud And Incredibly Close, de Stephen Daldry).
Pour place d'amuse-gueule, je me suis endormie.
Profondément.
Un tank serait passé incroyablement près avec des go go danceuses très en voix excitées de l'AK 48 dedans et dessus que ça m'aurait pas sortie de ma léthargie. J'étais dans le Pathé. Essayant de tuer le temps (en plus le ciel étant frappé d'incontinence, le temps fût long) dans l'attente fébrile du car en partance de Genève à destination de la gare Eurolines de Bagnolet.
Je n'étais pas seule. Nous étions au nombre de deux (une foule!). Nous étions seuls ensembles, donc.
Que faire, dites-moi, quand on a si peu dormi, qu'il est inenvisageable de poser une fesse transie de froid sur un banc sans être gorgé de flotte jusqu'au trognon et que fermer l’œil (un seul, on est pas des hippies enfumés shootés à un mix Têtes Raides/Tarmac du plus mauvais effet) dans une cabine téléphonique à proximité de la gare de Genève ne serait que repos partiel appréhendant LE malappris qui n'aurait pas manquer de nous sommer de sortir de là.
Moi si vous me poser la question j'ai toujours pensé que gestuelle incohérente, sale gueule cernée sous tignasse turquoise petit poney et rue propres dans une ville où les banques se reproduisent entre elles...ça se marie bien.
M'enfin, passons.

Nous nous étions réfugiés au ciné. Passé l’inévitable dépit face aux affiches de films, passé les longues minutes à retenir nos prochains mouvements tels deux paresseux au cœur d'une tea party silencieuse, nous pénétrions dans l'enceinte du cinéma. Mouais. Sherlock Holmes. Mouais. On est pas assez fous, certainement. On l'a déjà été deux heures plus tôt et Sherlock Holmes, c'était un poil trop chiatique dans le genre torture auto-infligée. On allait pas mettre à nouveau notre santé en péril en retournant le voir. Bon. Extremely loud and incredibly close, vendu ! Mais mollo hein, ne nous faisons pas trop remarquer.
Ayons l'air heureux. Arrêtes de spasmer et essuies-moi cette bave, ça ira.


J'ai dormi, donc.
J'aurais pu faire démonstration de retenue. Les lumières se seraient éteintes, la salle se serait couler dans l'obscurité (l'obscurité se serait certainement couler dans la salle, d'ailleurs...) les murmures se seraient tus. Et personne n'aurait eu à souffrir la vision déplaisante de ma bouche entrouverte et de la cascade de salive qui en filtrait sans grâce, sans pudeur aucune.
Les bandes annonces de quelques productions ABSURDES, FANTASQUES s'enchainaient (du moins je suppose parce que si il s'agissait là des bandes annonces servies avant que Sherlock Holmes ne viennent frissonner de la moustache à l'écran à peu près deux heures plus tôt...good lord: L'AFFRONT. Le TERRIBLE affront. M'en fout. Je dormais déjà.) .

Et alors qu'on ne me demande pas ce qui s'est passé durant les quelques 15 premières minutes du films. Parce que les murs de la salle ont pour toujours concilié ce secret loin de moi, dans des abysses que je nie complètement, tout ce que je sais c'est que ma sieste arrivant à son terme, je reprenais les rennes de ma conscience en laissant échapper un petit gémissement d'aise et qu'anna le reproduisit tout de suite, tout profondément endormi qu'il était. Et qu'avec le regain de conscience de l'ENDROIT où nous nous trouvions est venu la conscience amère de la gueule que je tirais (sans que le doute soit permis) depuis un bout de temps et je dirais seulement que mon aristocratie m'est remontée dans les nerfs et que je me suis redressée très rapidement mais alors très très rapidement.

Tout ce que je sais, camarades, c'est que lorsque j'ai ouvert les yeux pour mirer droit devant, j'ai vu que le personnage d'Oskar (l'enfant-star du film) tenait une petite clef dans ses mimines et qu'il pensait très fort.
Et là je me suis dit : la clef. Oui. La clef. Bah je sais ce qu'elle ouvre,moi. Je sais *grmbleubleuh*, si. Non?
... De toutes façons je ne pouvais pas savoir ce qu'elle ouvrait cette putain de clef puisque Oskar-Asperger (oui parce qu'il est spécial cet enfant) ne savait pas lui même ce qu'elle ouvrait. Il n'en était qu'au stade des hypothèses que son intelligence outrageuse pour ses 3 ans qui tirent sur les 38 (psychologiquement, hein) lui permettait.
Et là les questions se sont entrechoquées dans ma cervelle " C'est qui ce cloporte? c'est quoi cette histoire de clef? Pourquoi il a l'air triste? Pourquoi j'ai la migraine et putain qu'est-c'qu'j'fous 'à?! "

Je n'ai pas dormi plus que nécessaire sur ce qui restait du film. Et pourtant ce fut difficile. J'aurais préféré chasser la luciole, déflorer les mouches, offrir mon corps nu à légion de tiques, tirer sur une rangée de bouteilles à Ozoir-la-Ferrière, qu'importe.
Pour faire un topo rapide :
Nous avions là un enfant troublé par son Asperger (moi non plus j'aime pas les asperges c'est pas une raison pour se focaliser bêtement sur une clef qui pourrait potentiellement ouvrir un coffre quelque part) à qui sa maman dit que son aversion des asperges fait de lui ce qu'il est (à savoir un enfant très singulier au commun des mortels), qui a perdu son père aux attentats du 11 Septembre (c'est là que je prends des pincettes en promettant de ne pas m'appesantir sur ce sujet fortement émotionnel, je me contenterai de constater que ce n'est pas parce qu'on prend pour élément un événement tragique et terrifiant qu'on fait un bon film autour).
D'un autre côté nous avons une mère esseulée, compréhensiblement meurtrie (oui mais c'est Sandra Bullock...Nevermind the Bullock...), qui peine à gérer les sautes d'humeur de son petit et qui se perd dans son regard intensément bleu azur et mouillé (mais ne vous fiez pas à l'affiche du film : le troll se cache les yeux avec ses mimines).













Last edited by Nekiko on Sun 1 Apr 2012 - 23:41; edited 1 time in total
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Nekiko



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PostSubject: Re: Extrêmement lourd incroyablement soporifique.   Sun 1 Apr 2012 - 23:34

(suite)

Et là TOM HANKS saute.

...

D'ailleurs Oskar a fait des imp.écran à partir d'une vidéo du moment où son père plonge dans le vide du je ne sais plus quel étage de l'une des tours (je n'ai pas ri. J'ai encore trop en mémoire les images relayées par toutes les chaines de télé de ce 11 Septembre 2001 et l'impression que cela m'a laissé pour trouver ça poilant...même dans le cadre d'un film niaiseux). Mais je suis parvenue à pouffer quand à l'écran nous avons eu droit à un formidable gros plan sur les imp.écrans du troll parce que c'était pas brillant et que l'on aurait pu confondre Tom Hanks avec une fuite de stylo-plume. Jetez-moi le gravillon, je le prendrai dans l’œil avec le sourire.

Vient le jour où le petit rencontre un bonhomme déjà bien frippé pile et face qui ne sait plus quoi faire de ses dix doigts. Muet. Muet qui gribouille. Muet qui gribouille dans la cuisine de l'appartement de la grand-mère du morveux en l'absence de la vieille carne qui est (je suppute) partie tisser fortune sur un autre plateau dans une autre production sous les directives d'un autre réalisateur pour ne pas avoir à affronter le sur-jeu d'enfant-acteur du gamin-qui-comprend-bien-des-choses et qui s'exprime comme un adulte pétri de soucis.
Et alors là je fais une pause café, j'écrase une puce de plancher et j'reviens.

ET ALORS LA:
Oskar monologue. Rien ne saurait l'arrêter (je suppute que le réalisateur a essayé timidement mais que l'enfant-acteur l'a menacé de lui broyer les couilles et de violer ses chats...un par un...lentement...). Attention ! Bien lotis que vous êtes (et accessoirement moins crétins que moi parce que j'imagine que vous, vous n'êtes -pour la plupart- PAS aller voir ce film) vous ne savez pas l'effroi qui m'a prise aux cordes vocales.
Oskar -paumes bien à plat sur la table de la cuisine, sourcils froncés- explique (gueule) au croulant que la vie est CHIENNE, que son père est mort, que sa mère est ignorante, qu'il devine une infiltration dans la salle de bain, que le monde est une ruine, qu'il est tellement fulgurant de vivacité qu'il colle une tendinite cérébrale à n'importe quel petit génie de la ville, du pays, de la planète et de la galaxie et il explique (GUEULE) tout cela extrêmement fort et incroyablement près du visage du vioque et même que le gamin l'insulte parce qu'il s'en fout puisque l'autre peut pas répliquer : il est muet.

Et là, submergée, vaincue, déprimée...le choc m'a fait m'endormir. Profondément, encore. A peine eu le temps de me tourner vers anna, de croiser son regard aussi suppliant que le mien que... BAM.
Cette forme d'épuisement soudain, ce repli en moi-même, je l'ai pas vu venir.


Je me suis réveillée. Oskar surmontait sa phobie des ponts et s'élançait (pour traverser un pont fort bruyant, il est vrai) en criant comme un tarzan à l'assaut de sa Jane tout le long jusqu'à l'autre extrémité. Je me suis rendormie.


Fin mot de l'histoire en cinq points et après ça je vous laisse parce que j'ai un enfant qui mijote sur le feu :

SPOILER ! SPOILER ! SPOIIIIIIIIIIILEEEEEEEEEEEEEEEER !

SPOILER , J'AI DIT ENFIN QUOI, MERDE ALORS OH HEY !


1) L'enfant reprend goût à la vie en surmontant sa phobie des balançoires.
2) Il se rapproche de sa mère qui n'en pouvait plus d'attendre dans la crainte quotidienne de pouvoir enfin lui dire qu'elle l'aime son fiston (sans risquer de devoir réceptionner une poutre en plein front)
3) Celle-ci (la mère, pas la poutre, de toutes façons il n'y a pas de poutre dans un appartement tout droit sorti d'un magazine de décoration d'intérieur : c'est pas très sain, ce bon vieux bois!) fait montre d'une grande lucidité en concluant que rien n'a de sens. J'APPROUVE ÉNERGIQUEMENT.
4) La clef ouvre un coffre à la banque contenant de l'argent (beaucoup). Non, je plaisante.
5) Oskar appaisé, Oskar heureux, Oskar aimé, choyé.
6) Thomas Horn (alias Oskar) deviendra un ado-acteur-star qui va muer et qui évitera par conséquent temporairement les interviews pour ne pas ternir son image de jeune sex symbol à groupies pubères et puis on en parlera plus.

















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